Jean-Claude Reynal

Samedi 15 mars 2008

J
ean-Claude Reynal naît à Bordeaux le 18 février 1938 dans une famille de classe moyenne, ayant une vie stable, où paraît primer le lien familial. Fils unique, Jean-Claude fut, aux dires de son père, "un enfant qui combla ses parents". Suite aux regroupements scolaires de la fin de guerre, il fut inscrit au lycée Michel de Montaigne de 1944 à 1953.
C’est alors, vers l’âge de 15 ans, que se trouve mise en relief chez lui, la fibre artistique familiale. En effet, autant du côté des Reynal que du côté des Poumerol (filiation patri-linéaire), nombreux sont ceux qui prisent la musique et les arts plastiques.      
                           
                                        Paysage peint par notre arrière-grand-père                                                                                             Jean-Baptiste Poumerol (pâtissier)



voltaire.jpg


Notre cousin Jean Poumerol,
 prix de la ville de Bordeaux
pour ce Voltaire en 1953










En octobre 1953, il entre à Sud-Ouest (quotidien régional où travaille son père) en apprentissage de photomécanique pour quatre ans de formation et deux ans de perfectionnement. Afin qu' il embellisse son adolescence, son père dit l’avoir incité à s’inscrire aux Beaux-Arts. Là, il travaille avec Lardin, Marty, Charazac, Paulette Expert pour la gravure en taille douce et à l'eau-forte et se classe bien chaque année, obtenant plusieurs prix, dont le premier
prix de gravure.


                  





Dieu de l'Antiquité, exécuté aux Beaux-Arts
















                                                          Parmi ses premières gravures:

zinc_pots-2.jpg                                   
                                        Ci-dessus: matrice sur zinc
                                                     Ci-dessous: la gravure papier correspondante


             



 Puis, parti en Algérie pour faire son service militaire en janvier 1960, il est réformé en mars de la même année pour cause de réaction allergique importante aux vaccins. Voici comment il décrivait son arrivée dans une lettre à ses parents : « Jusqu’à présent rien d’extraordinaire. Habillement (un vrai singe habillé) et visite médicale.

La traversée s’est très bien passée. Nous sommes arrivés en Algérie à 7h. du matin. Nous avons assez peu dormi la nuit et nous sommes arrivés sales comme des peignes. Depuis que nous sommes ici, c’est le grand bazar. La caserne est assez moche et nous sommes séparés les uns des autres. Je dois vous dire que le moral est extrêmement bas. J’espère que ça ne va pas durer. Il faut essayer de ne penser à rien. Pas à ce qu’on fait et surtout pas à cette vie civile dont nous sommes séparés pour si longtemps. Il faudrait être dans le néant, vivre comme une bête. L’abrutissement complet ».

 Paris, SanFrancisco, Oslo...

Profitant de ce retour plus rapide que prévu, il part à Paris travailler au Parisien Libéré pour les remplacements de vacances, et pour apprendre de nouvelles techniques.

Ayant économisé une certaine somme d’argent au cours de ses années d’apprentissage, veut-il signer sa majorité par un acte « excessif » ? Toujours est-il qu’au grand dam de son père, il dépense la moitié de son argent pour s’acheter une voiture neuve dès son arrivée !

En 1961, tout en faisant des remplacements dans son métier, Jean-Claude Reynal entre à l’Atelier 17 de Stanley William Hayter et quitte la photomécanique. Là, il aura pour camarades de travail Matsutani, Lodge, Caporaso, Yoshida… En 1962 il devient l’assistant d’Hayter et travaille les techniques de l'eau-forte en couleurs. Il y est apprécié et comme il est désireux d’aller en Amérique, Hayter lui fait une lettre de recommandation.

A cette époque, il exécute Eau tropicale ; Géologie ; La rouille…

                                                                                            Eau tropicale
        
                                              

Après avoir logé chez des amis, il loue une chambre dans une famille, où il reçoit en avril 1963, du San Francisco Institute, l’annonce de l’obtention d’une bourse internationale de scolarité, laissant à ses frais son entretien. Bourse obtenue avec la gravure Bois. Il part donc pour les Etats-Unis le 1er septembre 1963 après avoir vendu sa voiture. Là-bas, le 25 du même mois, il reçoit de Montréal l’annonce de l’obtention d’une seconde bourse (The Elisabeth Greenshields Foundation) de 2.400 dollars pour son entretien.

                         
                                                                                        BOIS  


Pendant son voyage en train jusqu’à Paris puis aux Etat-Unis, il écrit un carnet de route où il consigne tous les détails de sa vie jusqu’au jour de son retour, l’année suivante. « Ce carnet est très intéressant, il y note ce qui l’a ébloui, ce qui l’a déçu, les mœurs, etc » disent ses parents. Il déploie une énergie remarquable pour réaliser ce séjour aux USA.  Lors de son départ cependant, il leur fait part de appréhension car n’ayant pas encore reçu la 2ème bourse, il est en situation précaire.

Durant ce séjour, il fait la connaissance d’Etel Adnan, philosophe, poète et peintre. Elle est alors professeur de philosophie de l’art dans un collège de la région. Longtemps après sa mort, elle dira : «Jean-Claude Reynal a été un de mes meilleurs amis, presque un frère. Je l’ai connu en 1963 à San Francisco où il travaillait au S.F. Art Institute, avec le peintre R. Diebenkorn ».


San-Fsco-art-institute.jpg                                 Discutant gravure avec Richard Grochairman

 

"A l'Art Institute, dit Jean-Claude Reynal, le mot d'ordre est liberté, liberté et encore liberté...L'ambiance de l'école se veut très sérieuse (où sont les plaisantins des ateliers de Paris?) mais nous disposons de gros moyens, je peux acquérir de nouvelles techniques et une plus grande liberté d'expression".

Il réalise Du côté de la côte ouest ; L’habit de plumes...


L-habit-de-plumes---2--.jpg                                                          L'habit de plumes

 

En juin 1964, malgré toutes les satisfactions que lui apporte cette année en Californie, il dit rentrer volontiers en France. Il décide alors de traverser les U.S.A. en train puis l’Atlantique à bord du France.

Dans son carnet il dit sa nostalgie, la comparaison avec ses impressions de départ, sa joie de retrouver sa famille et sa maison. Mais il précise aussi qu’il a changé d’état d’esprit, d’idées, qu’il se sent plein de dynamisme, qu’il sait maintenant qu’il a une voie à suivre et qu’il la suivra  puisque les événements lui ont donné raison et qu’après être parti dans des conditions précaires il a tout réussi.

Après un séjour à Bordeaux, il repart à Paris pour suivre sa vocation en sachant qu’un début difficile l’y attend.


Le Musée des Arts décoratifs

En 1965-1966, il est assistant de SW Hayter. Une fois encore, après dépannage par des amis pour se loger, il a trouvé une chambre où il vit jusqu'en octobre 1966. Son père raconte : « Il était toujours très discret, mais ce fut une dure période ; parfois, il fabrique des objets martelés qu’il vend sur les quais. Il envisage d’abandonner et de revenir à Bordeaux ». 

C’est alors que Françoise Lafosse, alors directrice des Ateliers du Carrousel, qui avait monté l'atelier de gravure, appuya sa demande et il fit une modeste entrée comme professeur au Musée des Arts Décoratifs, en mai 1965; il y développe progressivement l’atelier gravure. Nec plus ultra : le directeur, François Mathey, l’autorise à graver et imprimer pour son compte à l'atelier du musée. Il peut commencer à exécuter des gravures plus personnelles telles que L'ère, Aden, Contre-courant...
Là, il construira, parallèlement à sa vie professionnelle, de solides amitiés avec ses collègues dont Valentine Schlegel, qui s'occupe de l'atelier de sculpture-modelage, Yvonne Brunhammer, Marie-Noële De Gary, conservateur du Cabinet des Dessins, Catherine Bouroche professeur à l'atelier de sculpture ainsi qu’avec Pierre Belvès, le conservateur en chef.

                    undefined                                              Jean-Claude Reynal à la presse
 

Toujours en 1965, Jean-Claude Reynal obtient une bourse d’étude du gouvernement norvégien et d’une association française d’action artistique pour passer 3 mois à Oslo à l’Atelier Nord, créé en 1963 par Anne Breivik avec qui il restera ami tout au long de sa vie. Cet atelier se propose de réunir des graveurs de tendances esthétiques diverses et de toutes nationalités dans une atmosphère de recherche permanente et de confrontation des idées. Là, dans la vitalité et la diversité du groupe, au milieu de la vie quotidienne et des traditions de chaque représentant d’un pays, chacun peut s’exprimer, se transformer dans son expression graphique. Les expositions de cet atelier circuleront à travers les universités, les musées et galeries de nombreux pays.

Il déménage à nouveau et réside rue de Beaune jusqu'à la fin de l'année 1967.

De 1967 à 1970, il assure les cours d'Arts Plastiques au Collège St Maximin, dans l'Oise, pour des élèves de la 6ème à la terminale. La directrice, sur les conseils de Françoise Dolto, développe une méthode qui laisse beaucoup de place au théâtre, au dessin, à la peinture et au sport, pour des élèves très intelligents  mais "particulièrement difficiles; il y obtient des résultats remarquables, notamment avec des élèves de 3ème qui se destinent à l'entrée dans des ateliers d'arts et écoles spécialisées (Lycée Technique d'Arts, Ecole Boulle...) dit le directeur des études qui ajoute que le contact qu'il crée avec eux mérite aussi tous les éloges". Mais, revers de la médaille, ses élèves "l'envahissent" de sorte que, fatigué, il ne peut tout mener de front et quittera l’établissement fin 1970.

En novembre 1967, suite à une demande qu’il avait formulée, l’American Center for Students ans Artists lui accorde un logement à la Cité des Arts de Paris. C’est pour Jean-Claude Reynal une très bonne nouvelle. Finies les chambres chères et inconfortables qui minent le moral. Il jouit d’un appartement agréable, assez vaste, avec tout le confort et pour un prix très modéré. Il y obtiendra une 2è année de séjour.

1968-69 : Jean-Claude Reynal a 30 ans et une belle décade a commencé pour lui ; il revient exposer à Oslo où il co-réalise La ligne, un film de moyen métrage, à la demande du gouvernement, sur les différentes techniques utilisées dans le groupe. Ce film sera présenté parallèlement à l’exposition, lui servant en quelques sorte d’introduction et permettant au public une approche plus complète de l’expression graphique.  Avec l’Atelier Nord, il expose dans diverses villes, dont Bruxelles, Belgrade, Zagreb, Bordeaux, en compagnie de Breivik, Yoshida, Matsutani, Nagorni…Il présente des gravures exécutées avec la technique du métal repoussé, comme Alliage…

Comme beaucoup de personnes, il sera assez marqué par les événements qui se déroulent en 68, influencé par les idées qui émergent et fera de sa vie un terrain d’expériences personnelles et professionnelles. "Jean Claude Reynal était un graveur singulier, classique mais tout de même assez marqué par les événements de 1968" dit le graveur Pierre Courtin.

Descriptif d’un âge nouveau correspond assez à cette phase et insensiblement, il passe ainsi de la série des gaufrages à la série qu’il dénomme “Empreintes” avec Gravure blanche, Beau fixe… Il participe à de nombreuses expositions nationales et internationales : Biennales de Bradford, Belgrade, Seattle, Ljubljana...

Il écrit sur ses techniques de travail : "L’emploi de l’acide et des effets bien particuliers que l’on obtient pas ses attaques a été peu à peu abandonné. Il en va de même pour l’emploi des couleurs qui s’est allégé puis raréfié pour en arriver à l’emploi unique d’une couleur traîtée en à plat et dans toute sa puissance, venant ponctuer par sa violence et son contraste le blanc absolu du papier.

Le but recherché est donc d’utiliser le métal pour lui-même. Chaque relief, du moins prononcé au plus profond, sera révélé par le papier lors de l’impression et la moindre source de lumière en fera apparaître les multiples aspects".

Jean Claude Reynal, lit-on dans Connaissance des Arts de novembre 1970, considére de plus en plus la gravure sous l’angle de la sculpture et emploie les outils du sculpteur en pratiquant la taille directe sur le zinc. Il cherche des formes, des surfaces ou des volumes véhéments, vigoureux, énergiques. L’emploi de la couleur est le plus souvent anecdotique, pour renforcer l’intensité des volumes.

En octobre 1968, le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale de France présente les gravures récemment entrées dans ses collections, dont 29 Picasso, et parallèlement, les gravures de quatre jeunes artistes de tendance nettement abstraite ayant exposé la même année à la Biennale internationale de Paris. Jean-Claude Reynal en fait partie aux côtés de Dorny, Fossier et Ado. C’est un début de consécration, ou tout au moins, un succès différent de ceux remportés jusqu’ici dans les expositions.

À la même époque, il réside dans un minuscule appartement au 6ème étage puis, ayant rencontré Nelly, ils débutent la rénovation de leur futur appartement à Montmartre.

En septembre 1970, le ministère des Affaires Culturelles fait l’acquisition de 5 gravures de la série Empreintes.

1969-71 : Expositions à Seattle, Paris (La Hune), New-York, Oxford, Belgrade…Il élabore des suites de gravures qui marquent une évolution : c’est la création de Pacific time 1 et 2, Evolution I-II-III, Aube, Approche A et B.

En 1972, il participe pour la première fois au Salon de Mai qui était un organisme international différent de ce qu’il est aujourd’hui et qui attirait les foules. Là, il fait la connaissance de Pierre Courtin dont la fonction était de trouver et d’amener de jeunes talents à exposer. Jean-Claude était un homme qui avait une éducation. Comme graveur, à l’époque, son style apportait quelque chose par rapport à ce qui précédait, par rapport à Bill Hayter qui était l’école d’avant; il avait une élégance". 

Il exécute Immobilité bleue, Immobilité grise, Réflection A, réflection B, Suite de 4 construction, Ciel bleu, Ciel gris…

                        
                                                                Réflection A


Il expose à Londres et exécute 2 gravures pour le livre Scintille entière d’Hélène Mozer, à l’Oxford Gallery.

A partir de 1972, il expose au Danemark, pays qu’il découvre avec intérêt comme en témoigne un courrier à sa grand-mère : "J’espère aussi qu’ils [les parents] t’ont tenue au courant de mon merveilleux voyage au Danemark par les quelques lettres que j’ai envoyées (…) j’ai tellement peu et on me laisse tellement peu de temps pour écrire, alors qu’il y a tant à écrire".

De belles années avec pourtant, selon Etel Adnan, un certain mal-être existentiel, une insatisfaction.

A partir de 1974, sa technique se modifie encore, se fait encore plus minimaliste avec la série Paysages linéaires qu’il présente à Paris La Hune en mai 1974. Le blanc est toujours privilégié, n’admettant qu’en de brefs et vivaces secteurs, l’intervention colorée. Mais laissons Jean-Claude Reynal s’exprimer : Pour Paysages linéaires, le parti retenu était de développer sous forme d’emboîtage horizontal l’idée d’un paysage plat à la limite de l’abstraction, possédant le moins d’anecdotes " paysagesques" possible, mais où l’échelle et la notion d’espace seraient énormes et où l’éclairage et les passages nuageux apporteraient un changement constant. Les sources viennent en premier lieu des immensités des plages du sud-ouest atlantique puis des lumineux espaces hors normes de l’ouest américain et enfin, de ces pays plats et brumeux troués de rais de lumière des Flandres et de la Hollande.


En 1975, Jean-Claude et Nelly peuvent enfin aménager dans l'appartement qu'ils ont fini de rénover.Il continue ses voyages et expositions, dont Tokyo en 1976. 

 

Fin mai 1977, décède sa grand-mère à laquelle il était très attaché. Mais la vie continue et en juin, c’est en Italie qu’il expose ses Paysages linéaires: Rome, Milan...

















L'année précédente, il avait conçu une mosaïque murale à l’extérieur du CES Ronsard de l’Hay-les-Roses. Elle sera réalisée avec l'aide de Guillaume Frappart.

 

Vers 1977-78, a t-il le sentiment de ne pouvoir se renouveler, d’avoir fait le tour de la question dans le domaine de la gravure? Son exposition suivante ne montre pas de gravures mais des dessins, de très grands dessins de nuages dans le ciel, au pastel gras, de ciels bleu turquoise, gris… Plus loin, des barres blanches traversent le ciel… Nuages symboliques ?  Il n’échappe pas à la "crise de la quarantaine" : Enième changement de look, rupture avec Nelly, Jean-Claude Reynal continue à enseigner la gravure mais cesse plus ou moins son travail personnel dans ce domaine. 

  Sa meilleure amie explique : Il n'a pas eu le succès espéré avec l'exposition des dessins de nuages, ça l'a déçu.

Depuis 1975, sous le pseudonyme de J.C. Roche, nom de sa mère, il est correspondant à Paris pour Newsletter publié à Londres. A partir de 1979, il était également correspondant pour le World Print Coucil de San Francisco. Il écrit également dans le Gaypied.

 

En 1980, Jean-Claude Reynal exécute Paris take away : Paris prêt à emporter, une série de 9 gravures de petites dimensions, "9 sites mythiques et dérisoires. Images souvenirs ou touristiques d’un monde en état d’urgence, oblitérées puis mises à l’abri dans un sac plastique pour êtres gardées, congelées ou jetées" dira-t-il. La ville de Paris fit l'acquisition de cette série.

 

                           


Au Musée des Arts décoratifs, Jean-Claude Reynal a développé l’atelier gravure puis, suite à des remaniements, s’est vu proposer davantage de responsabilités. Avec des groupes d'élèves adultes, il part volontiers travailler à l'extérieur certains week-ends, en Dordogne, en Normandie... 

Une de ses élèves dit : "c’était un professeur qui faisait progresser ; il était exigeant mais c'est vraiment un des meilleurs cours pour adultes amateurs que j'ai connus. Il savait s'entourer de très bons jeunes plasticiens pour l'aider".

undefined                                              Jean-Claude Reynal, enseignant

En 1985, naît Paris’Paris, city journal pour lequel il est rédacteur de la rubrique "Arts visuels".

En
1987, arrivent chez ses parents des nouvelles inquiétantes concernant sa santé. En mars de cette année, il met ses affaires en ordre, écrit ses desiderata et ses commentaires concernant son œuvre, qu’il donne en partie au Musée des Arts décoratifs. Il revient à Bordeaux fin octobre. Dans le train qui le ramène dans sa ville natale, il complète ses consignes concernant ses travaux.


De multiples démarches et visites lui permettent de trouver la maison de ses rêves dans laquelle il souhaite faire une école de dessin

Un peu plus tard, i
l fait part de ses dernières volontés à ses parents :
- Avec ses biens, constituer une fondation portant son nom, qui permette chaque année à un jeune créateur réalisant un projet pictural, de bénéficier d’une bourse d’étude à l’étranger.
- Etre inhumé auprès de sa grand-mère, Marguerite Poumerol
Il meurt le 17 mars 1988.
Quelques années plus tard, son ami Marc décèdera des mêmes causes.
 

Marguerite de Paris !

Prête-moi tes souliers gris !

Pour aller en paradis !

Qu’i fait beau !

Qu’i fait chaud !

J’entends le petit oiseau !

Qui fait pi i i i !
          
             

Par Beatrice Vergnaud
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